Plic, Ploc ...

La porte de la taverne s’ouvre dans l’indifférence quasi générale de l’assemblée. Le lieu n’est que beuverie, violence, sueur, sexe, sang et vacarme. Mais la taverne c’est aussi du poker, de la cuisse de lapin aux petits pois, des cuillères en bois, une cheminée énorme, de la suie et des relents d’urine relativement âcres pour les novices du genre.

L’homme qui venait d’entrer n’était certainement pas un habitué des lieux, mais il semblait peu impressionné par l’ambiance si spécifique de ce lieu pittoresque. Et, alors que la journée avait été très chaude, il se tenait dans l’encadrement de la porte, couvert d’un pardessus ruisselant, dont les gouttes venaient perler à sa base, avant de former sur le sol, une petite mare fluide …

L’homme, ou du moins l’humanoïde, portait un masque alimenté par des tubes à l’apparence douteuse, dont la composition exacte semblait incertaine, et qui semblaient le faire respirer artificiellement, tant sa respiration résonnait sourdement, de manière presque obscène. Mais ce bruit atypique ne fut qu’un souvenir, lorsque l’homme tonna de sa voix abyssale :

« Le campement de DarkWald, enclave des Maudits Lokiens, est à la recherche d’une catapulte, à l’achat ou à la location, afin d’améliorer la logistique de ses bonnes œuvres.

Toute personne désireuse de faire une offre, quelle qu’elle soit, est la bienvenue à ma table.

Merci de votre attention, gentlemen … »


Et le curieux personnage alla s’asseoir à sa table, après avoir commandé une noix de coco ouverte, avec la paille traditionnelle qui l’accompagne.